
Face au déficit d’électricité qui pèse sur l’économie du septentrion gabonais, la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) privilégie l’efficacité. Plutôt que d’attendre de lourds et coûteux investissements structurants, la direction générale mise sur l’intégration régionale pour stabiliser le réseau du Woleu-Ntem.

Le projet d’interconnexion électrique avec la Guinée Équatoriale illustre ce pragmatisme transfrontalier.
Déjà opérationnelle, la première phase injecte 3 MW à Bitam depuis la centrale hydroélectrique d’Ebebiyin.
Une fois les chantiers d’Oyem (50 % d’avancement) et de Médouneu (40 %) achevés, ce sont 10 MW importés qui sécuriseront l’approvisionnement jusqu’à Mitzic et Minvoul.

Cette stratégie transfrontalière permet non seulement de rationaliser les coûts de production, mais aussi d’accélérer le développement des petites entreprises locales, dont l’activité restait suspendue à la fiabilité du courant.



